François Claude-Félix

Littérature, poésie, matières et couleurs

Origines

La Traversée

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Ma ville écartelée par les armes surgies

Port d’exil du soleil arraché aux montagnes

Ma ville incendiée par le désert conquis

La mer ligne de fuite aux aurores vaincues

 

Des cités où l’hiver déshabille les fleurs

Ma mémoire endeuillée déchirée de départs

Convoque tes couleurs au vent brûlant du sud

Tes sécheresses bleues et tes regards de khôl

 

Les venins des faux dieux ont souillé tes citernes

Ton peuple desséché réclame l’eau du sang

Mais les cendres du vent fécondent le ciel cru

 

La mer flamboie à l’horizon des assassins

La beauté d’un reflet de lune sur la chaux

Dévoile les parfums des femmes sacrifiées 

 

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  DJURDJURA

 

A l’horizon de ma ville natale

Il y a une montagne

Une montagne où naît le soleil

Chargé des murmures du désert au-delà

Des craquements des racines des kermès éclatant les rochers

Acharnés à trouver le sol rare et l’eau

Une montagne où se perd le vent

Une montagne où meurt la lune

Elle s’étend sur la neige de décembre

Et l’eau sourd dans les ravins la nuit

Le matin les hommes l’emportent dans leurs villages

A l’horizon de ma ville natale

Il y a un peuple

Une femme chante

La voix de la montagne la voix du soleil du vent

La voix des neiges de décembre du désert en août des kermès des rochers

Des ravins la lune sourd dans sa voix

Djurdjura

A l’horizon de ma ville natale

Il y a un chant

 

 

 

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