Vie méridienne
De l’orient de l’enfance
Chamarré de bougainvillées de majoliques Des citadelles du désertAux foules grises
A l’occident pluvieux des banlieues
L’ombre du temps s’est étirée jusqu’au rivage
Me départir des couleurs
Du jaune du rouge
Au ni vert ni bleu
Me départir des odeurs
D’herbe brûlée aromatique de l’été
A la fadeur poussiéreuse des trottoirs
Ici quand il fait chaud cela sent l’eau de vaisselle dans la ville entière
Seul un corps de soleil me retient à l’aube du nord
O mer
L’ombre du temps s’étire jusque là
Jusqu’aux cendres
Je reviendrai
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