François Claude-Félix

Littérature, poésie, matières et couleurs

Vie méridienne

Classé dans : Poesie — 26 mai, 2007 @ 10:41

De l’orient de l’enfance

Chamarré de bougainvillées de majoliques Des citadelles du désertAux foules grises

A l’occident pluvieux des banlieues

L’ombre du temps s’est étirée jusqu’au rivage

 

Me départir des couleurs

Du jaune du rouge

Au ni vert ni bleu

Me départir des odeurs

D’herbe brûlée aromatique de l’été

A la fadeur poussiéreuse des trottoirs

Ici quand il fait chaud cela sent l’eau de vaisselle dans la ville entière

 

Seul un corps de soleil me retient à l’aube du nord

O mer

L’ombre du temps s’étire jusque là

Jusqu’aux cendres

 

Je reviendrai

 

 

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